Publié le 12 décembre 2017 à 16h41 | Mis à jour le 12 décembre 2017 à 16h41
Immobilier:
Québec et Montréal, deux univers
Gabriel
Béland, La Presse
Elles sont respectivement première
et deuxième ville de la province en importance. Mais Montréal et Québec vivent
sur deux planètes immobilières tout à fait différentes. Et ces différences
devraient encore s'accentuer en 2018, selon les plus récentes analyses de la
Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ).
« On peut parler d'un marché à deux vitesses :
il y a Montréal et les autres. Les statistiques de Montréal ont tiré les autres
régions vers le haut », explique Paul Cardinal, directeur analyse de marché à
la FCIQ.
Alors que le marché montréalais a
surchauffé en 2017 et fracasse des records, celui de Québec fait quasiment du
surplace. Les indices sont tous au vert dans la métropole; dans la capitale,
les signes sont ambigus et les experts parlent encore d'un marché d'acheteur
dans tous les types de propriétés.
Le nombre de propriétés vendues à
Québec a crû de 2% cette année, contre 7% dans la métropole. Dans la capitale,
le prix d'une maison unifamiliale a progressé d'un tout petit point de
pourcentage, celui des copropriétés a baissé (-0,5%) et celui des plex a fondu
(-5 %). La baisse marquée dans le secteur des plex s'explique par le petit
échantillon, ce qui rend les statistiques volatiles
Comparer Québec et Montréal peut
paraître injuste. Le marché immobilier de Québec a toutefois moins bien fait
que celui de villes comparables, tant au chapitre du nombre de ventes qu'à
celui du prix.
L'une des pistes pour expliquer ces
prix stagnants, c'est l'offre abondante de propriétés. À Québec, le nombre de
logements a augmenté plus vite depuis 2011 (5,8%) que le nombre de ménages
(4,6%).
« Le marché de Québec croît à petits
pas. Pourtant le taux de chômage ici est extrêmement bas. Alors il faudra voir
si des gens viendront s'installer dans la région de Québec, explique M.
Cardinal. Le solde migratoire de la ville est positif. Mais si ce solde
augmente encore, on pourrait se retrouver avec un marché immobilier qui
progresse plus qu'actuellement. »
La FCIQ ne prévoit toutefois pas un
changement de cap immédiat. Pour 2018, ses analyses prédisent une croissance
des ventes de 2% à Québec et une hausse du prix des unifamiliales de 2%. Pour
ces deux indices, il s'agit de prévisions sous la moyenne provinciale
(augmentation de 3% dans les deux cas).
Croissance du prix médian d'une
unifamiliale*
Montréal: +7%
Gatineau: +4%
Sherbrooke: + 4%
Saguenay: +2%
Trois-Rivières: +2%
Québec: +1%
*Entre 2016 et 2017,
chiffres de la FCIQ
Croissance des ventes de
propriétés*
Montréal: +7%
Gatineau: +6%
Québec: +2%
Trois-Rivières: +1%
Sherbrooke: -2%
Saguenay: -2%
*Entre 2016 et 2017,
chiffres de la FCIQ
250 000 $ Ceci est le contenu
explicatif du chiffre
440 000 $ prix médian d'une
unifamiliale sur l'île de Montréal
130 Délai de 130 jours pour vendre
une unifamiliale à Québec, contre 74 jours à Montréal.
Le marché immobilier de Montréal
continue d’éclipser celui du restant du Québec.
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